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  • : Une occasion de diffuser mes vidéos, d'évoquer le lieu où elles sont prises et le lieu ou je me trouverais. An occasion to broadcast my videos, to tell about the place where they have been shot, and the place I will be.
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Gardening at night?

Name of my favorite song, whose lyrics have delightfully no meaning at all, from my favorite band, R.E.M. Taken from their first EP, when there were shy beginners. Below in a live version happily messy.

The second one is another of my top son ever. Easy as it is a most well-known of a main artist of the 20th century. Recently I recalled how it describes so much of me. 

 

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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 17:29
Celui-ci en français, il me demanderait tellement de temps en anglais...

La Kafa est la meilleure école de cinéma de Corée, qui n'a pas à rougir de ses camarades occidentaux vu le niveau technique et artistique des étudiants qui en sortent (parmi lesquels Im Sang-soo et Bon Joon-ho). Elle s'est lancée récemment dans la production de long métrages de fiction internes, exemple quasi unique je crois, les écoles de cinéma n'ayant d'habitude pas les moyens de produire plus que des courts. C'est peu dire que l'essai est concluant : deux de ces films ont été invités au Forum de Berlin, l'un vient de sortir en salles. L'un d'eux, Members of a funeral, est un film très ambitieux dont nous parlions ci-dessous avec mes amis à Deauville.

C'est donc avec respect et admiration que je suis allé au tournage d'un des long métrages, invitée par une amie qui connaissait l'équipe. J'étais censé faire de la figuration, finalement j'ai attendu bien cinq heures et le plan général avec figurants ne s'est apparemment pas fait... Classique dans un cadre bénévole.
Il faut voir que le tournage avait un retard monumental sur son planning, genre trois heures, pour un tournage de nuit. Cela aurait fait vite hurler des techniciens payés ou un producteur à budget limité, mais dans le cadre d'un film d'école, ça passe. Autre liberté que le réalisateur a pu se permettre, qui m'a sidéré : six angles pour un dialogue de même pas deux minutes, entre deux filles à une table. C'est à dire précisément cinq axes : deux dans le même axe, le deuxième étant une correction du premier. Mais le grand luxe, c'est surtout un en plongée totale (caméra au plafond), et deux à deux caméras, un de chaque côté des actrices, ce qui fait quatre au final, et donne une couverture à quasiment 360° de la scène, plans larges et serrés. 
Six prises parfois, quatre installations, six heures de tournage pour le dialogue. A ce rythme là, on se demande s'il n'ont pas l'année pour tourner. Là encore,ce serait impossible dans un cadre de film indépendant à tout petit budget. Au lieu de six angles, ce serait plutôt trois et tu me les fais vite sans changement de lumière s'il te plait (et même pas s'il te plait).
Le tout avec du bon matos lumière, une équipe de quinze vingt personnes, bref, vous l'avez compris : ça rend un peu jaloux. 

J'ai filmé deux des ces multiples prises.

Alors de nouveau la qualité est nulle, toutes mes excuses, cela demande explication : je ne voulais pas sortir ma caméra, ce qui aurait fait tout de même une quatrième caméra sur le plateau, particulièrement intrusive et étrangère. Déjà, on me laissait regarder alors que je n'avais rien à faire là, je ne voulais pas prendre le risque de gène avec l'amie qui m'avait amené, ou quelqu'un de l'équipe, pour une pauvre vidéo de blog. 
Alors j'ai filmé avec mon appareil photo, très discrètement. Il a une image plutôt bonne vu les conditions, mais un son nul. Et nous étions un peu loin, avec des actrices parlant logiquement peu fort. Celle de droite était totalement inaudible de là où j'étais.
Donc d'avance toutes mes excuses, j'ai fait ce que j'ai pu, mais impossible d'enlever la couche de souffle qui recouvre tout. J'ai par contre tenté un étalonnage se rapprochant de l'image finale du film. 
Déjà rien ne dit que le réal ait envie de voir trainer ses rushes sur le web. Donc cette vidéo est "privée", visible que ici et à tous pojnts de vue très anecdotique.  

Pour comprendre la vidéo, à savoir que le film se centrerait sur la fille de droite, qui est assez pauvre et demande ici de l'argent à une amie. Mais "l'amie" lui dit que vraiment elle ne peut pas, elle veut bien lui payer plein de choses, des habits, des conneries, mais lui prêter de l'argent, ça non. Dit-elle en s'empiffrant, quand l'autre encaisse sans toucher à sa salade.

Scène cruelle et intense, que les actrices ont parfois rendue avec une grande émotion. Ce ne sont pas du tout forcément les meilleures prises que j'ai filmé. A coup sûr, entre ses sept angles et bien quarante prises cumulées, il y a la matière...


J'aime beaucoup ce qu'il se passe à la fin de la vidéo : le relachement total, la bonne humeur, le rappel que le moment dramatique qui vient de se passer n'était que du pur cinéma. Et le petit air final de l'actrice de droite lorsque le réalisateur s'avance vers elle, air de petite fille qui attend la sentence de papa, sentant quelque part qu'elle a fauté. Mignon. 

Le propos de la scène rappelle par ailleurs une tendance très actuelle du cinéma indépendant coréen : il est obsédé par les questions d'argent, qui manque cruellement pour certains. 
Ce film s'appelle "The 21th century for you and me", beau titre qui sous entend : on ne vit pas tous le même siècle. 

La prochaine fois, juré, vidéo de qualité. 




  



     

   
  
Par Apostrophe - Communauté : Korea culture
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 00:00
Premier post depuis la Corée, où je suis installé pour plusieurs mois. 
And the rest will be in english, so that friends from here can understand. 

Why settle a while in Korea? I could tell as much as books about this. I'm not a writer and don't intend to be it, then most of my feelings about Korea are only said to people who ask. Part of it is in my films, as I've filmed here since 2003. I think I will post here my old films made in Korea too. Even if I'm totally not in the mood to look backwards. 

So, here is not the place to explain why I'm in korea, but there's a video below which needs some comments, and anyway it well a tell some reasons of my being here. 

It was my third day in Korea. Well, the first was only the evening of my arrival and the second dedicated to sleep and settlement, then it was for me my first evening out since my return. Return? Like some "home"? Yes, it felt like this. I found much more than I could expect. I met again some friends and discovered their delightful friends.


There was korean people, american people, french people, canadian, mexican, korean-american, american having spent a year in Selestat, Alsace (what, Selestat, you kidding? This disneyland village in the middle of nowhere ?)...

That's precisely why I like being here : there's korea, but some parts of the world. I forgot that I'm french, I find that everybody may have a kind of identity complex or may not care about where he comes from.

I also felt that night the taste of my student years, when you don't have any self consciousness yet of what you are capable of, of what other people will say about you. Maybe that’s this lack of second thought which makes you suddenly capable of moments of the best art, the most inspired and sincere one. I've lost that sometimes and would like to find it back. 

What makes me think of this, finally, is on this video.
A talented girl, Dee, one of these whose identity is happily mixed-up, had such a pure moment of art in a song. It was after several attemps, some bit of songs with holes in the lyrics. Nobody was good enough to help, but she kept trying, until this entire song below.

As Dee pointed it, the guitar sounds bad, and also the drums are sometimes out of rythm, but what matters here is the voice, such as in a DV independant film when technic is crap, whatever if acting and subject is here. I think it’s really worth an accoustic session of a great singer on La Blogotheque ("concerts à emporter")

I’m so sorry that the image is awfully bad : there was no light in this bar except candles, my camera could'nt even make the focus, fucking DV system which needs a lot of light. Hopefully, what matters the most is the voice.

I really did nothing (except bad image) on this video.
It just means I was right to be here, with these people, at this moment, at this place. Which is a lot in a night.
If it’s just the beginning then I hope it can last a very long time. 


The pictures are from the same evening, of much better quality (good resolution + photoshop helps...), taken by a french friend, Gilles.       
Par Apostrophe - Communauté : Cinéastes et passionnés
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 00:00
Film insolite pour rencontre incongrue avec un scarabée de taille assez énorme, qui se baladait sur les planches de Deauville devant nos pieds. On est resté un moment à le regarder. Il fallait le filmer, filmer nos réactions, les gens autour qui ne remarquaient absolument rien, et intégrer le fait que cette découverte, ce moment, était collectif: il inclut le regard de Nicolas (qui a filmé un peu la plage) et Yu-kyung (qui prenait en photo).
Le souvenir de cette anecdote reste drôle, j'espère qu'il reste de cette légèreté dans la vidéo. Car dans l'ensemble je n'ai pas voulu tirer sur la blague mais chercher d'autres ressorts narratifs.   
J'ai essayé d'utiliser au mieux les possibilités du cinéma et monté précisément, notamment au son, pour mettre en parallèle les aventures d'un animal étrange avec ce qui se passait juste derrière lui. A ce moment là, tout était lié, j'ai filmé à la fois l'un et l'autre, l'un après l'autre, l'un pendant qu'on commentait l'autre. J'ai filmé un scarabée de près et de loin, j'ai filmé des enfants de loin et Nicolas les a filmés de plus près. Les enfants nous ont amusé, le scarabée nous a ému. On se demandait ce qu'il faisait là,il n'était d'évidence pas dans on élément. On l'a traité comme une petite chose qui courrait un danger dans notre monde. Une blague qui n'est pas restée dans la vidéo est qu'on voyait ces planches comme une autoroute à traverser, et on ne donnait pas dix minutes de survie au petit être qui s'y risquait. 
Je ne dis pas que ce montage fait vraiment sens, mais j'ai tenté de faire ce que je préfère au cinéma : faire parler une image, qu'elle nous révèle autre chose que ce qu'elle est censé nous dire. Qu'une structure la fasse sortir de son origine (ici imprévue, amateur, documentaire) pour lui donner une nouvelle identité. 
Voilà où peut nous mener un petit scarabée. Merci donc, bon vent, où que tu sois. 


   
Par Apostrophe - Communauté : Cinéastes et passionnés
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 13:46
Et cinéphile, et potache. Cette vidéo est diffusée seulement sur ce blog car chacun pourra constater qu'elle contient une grosse minute du son d'un film pris dans la salle. En pirate.
Oh c'est pas bien, mais je crois que ça rend hommage au film, Yamagata Scream, lui même une pure potacherie. Et j'ai d'autant plus de respect pour les ayant droits de ce film, Celluloid Dreams, que j'ai autrefois travaillé chez eux. Toutes mes excuses pour cette incartade au code de morale de la profession.
Potacherie entre potaches, donc, en l'occurence entre "geeks" du cinéma asiatique, j'assume en faire partie.
Il était ici minuit un samedi, on était ici un peu torchés et zombifiés par deux jours de festival, d'où ces réactions excessives, de totale mauvaise foi. Là encore, que de la blague.
Mais comme dans toute série B, de la blague avec un vrai fond politique qui ne rigole pas. Ce festival montrait effectivement une double crise, économique (deux salles en moins), et artistique.


Par Apostrophe - Communauté : Cinéastes et passionnés
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 10:00
Dédicace, récréation, un air de vacances, un appel au voyage. En retrouvant des rushes tournés en Corée l'automne dernier, je retombe sur cette joyeuse rencontre à Pusan, avec un groupe de Coréens francophiles et particulièrement voyageurs, que j'ai revu plusieurs fois par la suite. 
D'où ce mini film avec un petit jeu de montage qui m'a paru approprié.



Par Apostrophe
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